inédit - Gérard Lemaire
Je n'ai pas de première phrase à offrir
Le vent me dépasse encore
Pas celui des cimes il me lèche les aisselles
avec ironie
Je suis retourné en arrière dépouillé
Renversé d'un coup
La parole a éclaté sur nos yeux d'affamés
Aucun d'entre nous n'a vu le jour
Les rideaux sont tombés sur la scène avant que
nous esquissions des pas
Le monde s'est construit sur nos dépouilles
au-delà des démences
Toute trace des tentatives ont été effacées noyées
Je ne me souviens que d'un mort lyrique maintenant
C'est un compagnon que je vois moins vêtu que
l'Ambassadeur d'Holbein
il parlait trop vite
et il a été happé par le vent
Ses haillons le portent sur les travées d'un
manège d'air
Je ne sais quels échos reviennent dans les charges
et les dragonnades
Quelque chose de noir s'agrippe
Sur ce palier flottant si immobile
Le vent me dépasse encore
Pas celui des cimes il me lèche les aisselles
avec ironie
Je suis retourné en arrière dépouillé
Renversé d'un coup
La parole a éclaté sur nos yeux d'affamés
Aucun d'entre nous n'a vu le jour
Les rideaux sont tombés sur la scène avant que
nous esquissions des pas
Le monde s'est construit sur nos dépouilles
au-delà des démences
Toute trace des tentatives ont été effacées noyées
Je ne me souviens que d'un mort lyrique maintenant
C'est un compagnon que je vois moins vêtu que
l'Ambassadeur d'Holbein
il parlait trop vite
et il a été happé par le vent
Ses haillons le portent sur les travées d'un
manège d'air
Je ne sais quels échos reviennent dans les charges
et les dragonnades
Quelque chose de noir s'agrippe
Sur ce palier flottant si immobile


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